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Liban: Halte à la répression brutale

Après quatre mois de contestation, la colère grandit au Liban. Les manifestations des 18 et 19 janvier ont tourné au carnage. De manière inédite, la police s'est engagée dans une spirale de violence qui a fait, à côté d'une centaine d'arrestations, plus de 520 blessés. Le peuple libanais dénonce la corruption et l'incompétence d'une classe dirigeante qui a conduit le pays à la ruine.

Avec une dette colossale, une crise économique sans précédent et un taux de pauvreté qui pourrait rapidement atteindre 50 % de la population, les Libanais-e-s appellent au démantèlement du «système communautaire» et à la constitution d'un gouvernement indépendant.

Depuis la démission de Saad Hariri en octobre et la nomination d'un nouveau premier ministre, Hassan Diab, issu de la finance, il n'y a toujours pas de gouvernement traduisant le mépris de cette caste au pouvoir devant les exigences populaires de «Révolution». Pendant ce temps, les pressions étrangères vont bon train entravant tout règlement politique.

Le Parti communiste français (PCF) dénonce la répression brutale contre les manifestants organisée par les partis au pouvoir et exprime son total soutien à la lutte du peuple libanais pour la dignité, la fin du communautarisme et des ingérences afin de régler la crise profonde du régime.

La France qui a contribué à la fragmentation du pays en soutenant des gouvernements corrompus doit cesser ses interventions et laisser au peuple libanais et aux forces démocratiques libanaises le soin de décider seuls de leur avenir.

Parti communiste français,
Paris, le 20 janvier 2020

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