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Espagne - Elections législatives du 10 novembre 2019 - Note

  10 novembre 2019 28 avril 2019
Partis politiques % Sièges % Sièges
Parti socialiste (PSOE) 28 120 28,7 123
Parti populaire (PP) 20,8 88 16,7 66
Unidas Podemos 12,8 35 14,31 42
Ciudadanos (C'S) 6,8 10 15,85 57
Vox (extrême droite) 15,1 52 10,25 24
Gauche républicaine de Catalogne (ERC) 3,6 13 3,90 15
Junts per Catalunya 2,2 8 1,91 7
Parti nationaliste basque (PNV) 1,5 7 1,52 6
EH-BILDU 1,15 5 1,0 4
Mas Pais + Compromis + EQUO 1,35 3 - -
Coalition Canaries 0,51 2   2
PACMA (animalistes) 0,98 - 1,25 -
Participation: 69,87% (71,76%)
350 sièges étaient à pourvoir (majorité absolue: 176 sièges)

 

Le Parti socialiste ne sort pas renforcé des élections. Avec 28% des voix (28,7% le 28 avril 2019) et 120 sièges (123), il a été perçu comme le principal responsable du blocage politique issu des élections d’avril, notamment dans l’électorat de gauche qui a pu lui reprocher, en partie, de ne pas avoir pu conclure un accord avec Unidas Podemos. De plus c’était la quatrième fois qu’on votait en quatre ans, ce qui a provoqué de la lassitude parmi les électeurs, notamment à gauche, qui ont nourri l’abstention.

Avec 20,8%, à droite, le Parti populaire de Pablo Casado progresse (16,7%) et obtient 88 sièges contre 66. Alors qu’il s’était effondré en avril en obtenant le résultat le plus bas de son histoire, il n’atteint pas son objectif d’être en mesure de pouvoir représenter une alternative de gouvernement pouvant rassembler toute la droite, y compris avec le soutien de l’extrême droite de Vox.

La progression inquiétante de Vox est l’élément le plus inquiétant et préoccupant de la situation politique. Ce parti d’extrême droite devient le troisième parti espagnol avec 15,1% (10,25%) et double son nombre de sièges (52 contre 24) . Parti néo-franquiste qui ne représentait que 0,4% en 2015, il est progressivement monté en puissance, notamment depuis cette année où il a été associé par le PP et Ciudadanos à la gouvernance de communautés autonomes comme l’Andalousie et à Madrid. Son programme violemment anti-féministe (rejet des lois pour en finir avec les violences faites contre les femmes); xénophobe (durcissement de la politique migratoire); anti-constitutionnel (demande de transfert à Madrid de toutes les compétences des communautés autonomes); interdiction des partis indépendantistes au moment où la situation politique en Catalogne reste extrêmement tendue; en dit long sur la responsabilité de la droite de légitimer par ses propos et institutionnellement, de telles  pratiques liberticides.

Avec 6,8% (15,85%) et 10 sièges contre 57, Ciudadanos, le parti ultralibéral né en Catalogne sur la base d’un discours nationaliste espagnol farouchement anti-indépendantiste, s’effondre, notamment en Catalogne et en Andalousie. Son fondateur Albert Rivera a démissionné et abandonne la vie politique. Une grande partie de l’électorat de Ciudadanos s’est reportée sur le PP et sur Vox.

Unidas Podemos, la coalition formée par Podemos, Izquierda Unida, En comu Podem, ses confluences régionales, continue à s’éroder après le très net recul d’avril 2019. Avec 12,8% (14,31%) et 35 sièges contre 42, UP souffre des divisions et de la fragmentation au sein de son espace politique avec notamment la présence pour la première fois aux Cortes -avec 1,35% et 3 sièges-  de Mas Pais fondé par Iñigo Errejon, ex numéro 2 de Podemos. Unidas Podemos perd un siège (IU) à Malaga et six autres sièges à Cadiz, Huelva, Alicante, Las Palmas, Biscaye et Madrid. La coalition résiste mieux en Catalogne : un siège perdu à Barcelone et un gagné à Gérone ou en Galice avec une coalition régionale propre.

Les forces indépendantistes en Catalogne améliorent un peu leur résultat malgré leurs divisions en bénéficiant de l’effet du rejet massif dans l’opinion des conclusions du procès qui maintient en prison avec de lourdes peines les responsables politiques et associatifs  indépendantistes. La gauche républicaine (ERC) reste le premier parti avec 13 sièges (-2) devant JuntsxCatalunya avec 8 sièges (+1) et les anticapitalistes de la CUP qui avec 2 sièges participent pour la première fois aux élections au Congrès.

Le Parti socialiste catalan prend la tête des partis constitutionnalistes en se maintenant juste derrière ERC, et en étant en tête dans les villes de la banlieue ouvrière de Barcelone.

Au Pays Basque, le PNV (nationalistes) obtient 7 sièges contre 6 et les indépendantistes de Bildu avec 5 sièges contre 4 progressent.

Il faut noter également, avec le maintien de Coalicion des Canaries (2 sièges) et du PRC en Cantabrie (1 siège); l’entrée aux Cortes de petites formations nationalistes (Bloc national galicien): 1 siège et d’expression locale d’une Espagne dépeuplée: «l’Espagne vide» comme Teruel existe qui obtient un élu et 1 siège.

Parallèlement les élections qui avaient lieu au Sénat ne permettent plus au PSOE de disposer d’une majorité absolue.

Au lendemain du vote, Unidas Podemos s’est à nouveau montrée disposée «pour négocier, sur la base des articles sociaux inscrits dans la Constitution espagnole, un gouvernement de coalition avec le PSOE où chacune des forces politiques soit représentée exclusivement en fonction des votes et du soutien électoral qu’elle a obtenu». Alberto Garzon a également déclaré que IU était prête à «envisager d’autres hypothèses» en fonction des propositions que ferait le PSOE. Ces propositions devraient aller dans le sens de la défense de l’Etat providence, de la rupture avec le néo-libéralisme et les politiques d’austérité afin de combattre et contrecarrer l’extrême droite.

Le PSOE n’a cette fois-ci pas mis très longtemps à sortir de l’ambiguité. Alors qu'il aspirait avant l’élection à gouverner seul, bien que très minoritaire au Congrès des députés ; la situation de blocage potentiel persistant de la situation politique après le vote, alors que les deux partis se sont affaiblis; a conduit Pedro Sanchez à accepter ce que   Pablo Iglesias avait considéré en avril comme une «opportunité historique» et  aujourd’hui comme une «nécessité historique».

Un préaccord pour former «un gouvernement de coalition progressiste» a donc été conclu le 12 novembre. Celui-ci –sans préciser le détail des mesures accordées, ni même la structuration de l’exécutif - définit néanmoins dix grands axes du programme de gouvernement à venir:

1) Consolider la croissance et la création d’emplois. Combattre la précarité du marché du travail et garantir l’emploi digne, stable et de qualité.

2) Travailler à la régénération et à la lutte contre la corruption. Protéger les services publics, particulièrement l’éducation (soutien aux écoles maternelles), la santé publique, la dépendance). Blindage des pensions et de la durabilité du système public des retraites et réévaluation de celles-ci en fonction de la hausse du coût de la vie. Le logement comme droit et non comme marchandise. Parier sur la science comme moteur d’innovation économique et rendre dignes les conditions de travail dans ce secteur. Récupérer le «talent émigré»; Contrôler les «bookmakers».

3) Lutter contre le changement climatique; la transition écologiste, la protection de notre biodiversité et garantir la dignité pour les animaux.

4) Renforcer les PME et les droits des travailleurs autonomes. Impulser la ré-industrialisation et le secteur primaire. Faciliter à partir de l’Administration les bases pour la création de richesses, le bien-être et l’emploi ainsi que l’impulsion du numérique.

5) Approuver de nouveaux droits qui renforcent la reconnaissance de la dignité des personnes, comme le droit à une mort digne, à l’euthanasie, à la sauvegarde de la diversité et faire de l’Espagne un pays de mémoire et de dignité.

6) Garantir la culture en tant que droit et lutter contre la précarité dans ce secteur. Encourager le sport comme gage de santé, d’intégration et de qualité de vie.

7) Des politiques féministes: garantir la sécurité, l’indépendance et la liberté des femmes par la lutte déterminée contre la violence machiste, l’égalité des salaires, l’établissement de permis de paternité et de maternité égaux et non transférables; la fin de la traite des êtres humains à des fins d’exploitation sexuelle et l’élaboration d’une loi d’égalité salariale.

8) Inverser la tendance au dépeuplement : soutien décisif à la dite «Espagne vide».

9) Garantir la coexistence en Catalogne: le gouvernement de l’Espagne aura comme priorité de garantir la coexistence en Catalogne et la normalisation de la vie politique. A cette fin, le dialogue en Catalogne sera encouragé, en recherchant la compréhension et l’entente, toujours dans le cadre de la Constitution. L’Etat des autonomies sera aussi renforcé afin d’assurer la protection adéquate des droits et des services relevant de leur compétence. Nous garantirons l’égalité des Espagnols.

10) Justice fiscale et équilibre budgétaire. L’évaluation et le contrôle de la dépense publique est essentielle pour le maintien d’un Etat providence solide et durable. Le gouvernement promouvra les politiques sociales et les nouveaux droits conformément aux accords de responsabilité fiscale de l’Espagne avec l’Europe, grâce à une réforme fiscale juste et progressive, qui nous rapproche de l’Europe et dans laquelle les privilèges fiscaux seront supprimés.

Le vote d’investiture et la formation du nouvel exécutif reste complexe. Avec 158 sièges, la coalition potentielle PSOE-UP-Mas Pais est loin des 176 sièges requis pour  la majorité absolue. Elle aurait besoin de l’apport de certaines formations nationalistes (non indépendantistes) et régionalistes pour se rapprocher de ce seuil et en tout cas l’emporter dans un second tour où c’est le candidat ayant obtenu le plus grand nombre de voix qui l’emporte. Dans ce cas, l’abstention de la gauche républicaine catalane (ERC) - qui demande en contrepartie d’un accord que le conflit territorial en Catalogne soit considéré comme une question politique et non pas de coexistence- constitue l’élément clé du débat d’investiture. Toute grande coalition du PSOE avec le PP de même que l’abstention de Ciudadanos semblerait exclue. Aucune majorité alternative à droite n’est possible, PP, Vox et C’s et Navarra Suma ne recueillant que 152 sièges ; mais le rejet de l’investiture de Pedro Sanchez pourrait être majoritaire si la droite et l’extrême droite bénéficiaient de l’apport de toutes les formations indépendantistes.

Le vote d’investiture devrait intervenir début décembre après consultation des adhérents du PSOE et de Unidas Podemos. Ce n’est qu’alors que serait constitué le premier gouvernement de coalition depuis la fin de la dictature franquiste.

 

ELECTIONS EN ESPAGNE: QUELQUES ELEMENTS DE FOND

    1- Une nouvelle étape dans la crise de régime sur fond de crise sociale. Depuis quatre ans, aucun gouvernement n’a pu se stabiliser en Espagne. La hausse de l’abstention de 2% entre les élections d’avril et de novembre est un élément supplémentaire. Elle s’élève à 30%; touchant surtout la gauche. La crise globale du régime de 1978 connaît, avec ces élections, un nouveau développement car le paysage politique apparaît encore plus fragmenté et instable, alors que:

        a. Les instabilités de la structure économique. Aucun budget national n’a pu être adopté en 2018 et 2019, ce qui fait que c’est toujours le budget de Mariano Rajoy (Parti populaire, droite) qui s’applique. C’est un budget complètement compatible avec la règle d’or budgétaire européenne, qui a été intégrée dans la constitution. L’Etat espagnol est donc incapable de se préparer aux défis structurels majeurs que représentent le Brexit et le probable ralentissement économique. Les chiffres de la croissance sont trompeurs (2,5% à 3% annuels environ depuis 2014) car l’économie dépend de plus en plus des exportations et du tourisme, secteurs qui seront les premiers à être frappés en cas de nouvelle crise économique. La demande intérieure ne progresse absolument pas. L’ensemble de ces éléments renforcent le caractère périphérique du capitalisme espagnol au sein de l’UE.

        b. Une crise sociale approfondie et durable. L’Espagne pointe au 3e rang des pays de l’UE où le taux de travailleurs pauvres est le plus élevé (15%) après la Roumanie et la Grèce. La politique de gel des salaires fait que les salaires réels (hors inflation) baissent en Espagne, comme l’a démontré un rapport de l’OCDE de juillet 2018. Le taux de chômage (officiel) est le 2e plus élevé de l’UE, après la Grèce, avec 14,6% en Espagne. Ce chiffre masque de fortes inégalités régionales (plus de 30% en Andalousie). Le nombre des contrats précaires a explosé et représente 27% des emplois, ce qui est le chiffre le plus élevé de toute l’UE. Les temps partiels imposés (8% des emplois) sont également de plus en plus répandus. On assiste donc à un éclatement du salariat.

        c. La crise de la constitution de 1978. Toutes les contradictions du régime de 1978 sont en train d’exploser. En premier lieu celle qui fait à la fois de l’Etat espagnol un état démocratique mais avec de nombreux éléments réactionnaires en son sein: l’Eglise, la royauté… Le roi a sciemment aggravé la crise catalane (dans laquelle il ne faut pas négliger la dimension républicaine) et a pesé de tout son poids pour empêcher la constitution d’un gouvernement de coalition PSOE-UP après les élections d’avril 2019. La crise catalane est un des catalyseurs de cette crise de régime avec une polarisation dangereuse entre un pôle nationaliste catalan et un pôle nationaliste espagnol, ce dernier ayant été chauffé à blanc par le procès des responsables catalans (Vox faisant partie des parties civiles!). La voie d’une république fédérale avec un processus constituant dans lequel est posé la question des relations entre les peuples et les nations de l’Etat espagnol, y compris par l’auto-détermination, qui est la position traditionnelle des communistes, est plus en plus étroite. Enfin, le «turnisme» (alternance) entre le PSOE et le PP qui s’échangeaient le pouvoir régulièrement dans une structure politique bipartisane est mort. Est en train de se dessiner un rapport de force entre deux «blocs» (hors Catalogne, Euskadi et Galice, qui ont des coordonnées régionales propres), un «bloc» de gauche PSOE-Unidas Podemos et ses déclinaisons nationales (notamment dans les régions) et un «bloc» de droite avec le Parti populaire, Ciudadanos et Vox.

    2- Une confirmation : la fin du cycle ouvert en 2011. Les grandes mobilisations anti-austérité sont derrière nous. Hormis quelques luttes ouvrières locales, le mouvement social marque le pas. Il faut cependant nuancer ce tableau en soulignant l’importance des luttes pour les droits des femmes et le mouvement étudiant assez massif en faveur du climat. Cela a des conséquences politiques directes. Le mouvement qui avait porté la naissance et le développement de Podemos est retombé, ce qui implique la crise et la désorientation de l’organisation de Pablo Iglesias, auxquelles il convient d’ajouter les tares d’un fonctionnement interne anti-démocratique. Podemos est en train de se fragmenter à petit feu. Sur sa droite, le départ de l’ancien numéro 2, Iñigo Errejon, qui a crée une nouvelle organisation sur une base de populisme centriste, a aggravé la fragmentation de la gauche. Cette organisation a par exemple fait perdre mathématiquement un siège de député à IU au profit de Vox dans la région de Malaga. Sur sa gauche, un des courants les plus importants et les mieux organisés de Podemos, le courant «anticapitaliste», est en train de s’émanciper et a soutenu la CUP (anticapitalistes nationalistes catalans) contre les candidats de la coalition Unidas Podemos. 

    3- L’extrême-droite au cœur de la recomposition de la droite. Les courants nationalistes, ethnicistes et cléricaux sont libérés aujourd’hui en Espagne. Ils imprègnent le Parti populaire et ont déterminé le passage des électeurs de Ciudadanos à Vox. Les gouvernements régionaux d’Andoulousie et de Madrid, qui sont dominés par une alliance entre Cuidadanos et le Parti Populaire, avec le soutien de Vox, sont des laboratoires politiques. Ils donnent de la crédibilité à un projet politique qui allie national-catholicisme et néolibéralisme. Le projet de budget 2020 de la région andalouse en illustre les orientations: licenciements dans l’administration régionale, menaces sur le droit à l’avortement, renforcement des dispositifs anti-migrants…

    4- La stratégie d’IU et du PCE1. La social-démocratie avait les clés d’une possible sortie de crise après le scrutin d’avril. Elle peut encore les avoir après celui de novembre mais le rapport de force est évidemment dégradé pour Unidas Podemos qui connaît un nouvel affaiblissement. Durant toute la période qui a suivi le scrutin d’avril, la stratégie d’IU (Gauche Unie) et du PCE a été assez remarquable, dans un contexte extrêmement complexe et instable, alors que Podemos a été plus hésitant et a varié dans son positionnement. Elle a consisté à essayer d’instaurer un rapport de force avec la social-démocratie en articulant deux niveaux:

        a. Pour sortir de la crise de régime: réaffirmer une perspective républicaine et fédérale «qui respecte les droits des personnes et des peuples» (Enrique Santiago, secrétaire général du PCE, 8 novembre 2019). Il s’agit de ne pas laisser la question nationale à la droite. Alberto Garzon, le coordinateur général de la Gauche Unie, disait par exemple, lors d’un meeting le 8 novembre: «la construction de la 3e république est plus urgente que jamais pour l’Espagne; l’Espagne n’est pas l’idée réactionnaire de la droite, mais ce sont ses peuples et le monde du travail».

        b. Faire une offre politique au PSOE. Le communiqué de la Gauche Unie après l’échec de l’investiture de Pedro Sanchez en juillet 2019 disait que: «Nous exigeons du PSOE de miser sur un gouvernement de gauche en prêtant attention aux exigences du peuple qui demande un accord à gauche au lieu de céder aux pressions des puissances économiques qui travaillent sans relâche pour le saborder […]. Nous devons exiger un accord autour des bases programmatiques établies dans l’accord général sur le budget de l’Etat de 2019, même en l’absence d’un accord de gouvernement. Face à l’opportunisme des partis qui défendent une minorité de privilégiés, nous nous engageons pour une gauche ferme, cohérente et crédible pour défendre les intérêts du monde du travail et des classes populaires. Nous avons encore le temps de mettre en œuvre la sagesse [cordura] requise par la gauche en particulier dans les contextes convulsifs de crise et de menace réactionnaire». L’accord entre le PSOE et UP sur le budget de 2019 obtenu en octobre 2018 prévoyait entre autres: la hausse du SMIC de 22% (il serait passé à 900 euros), indexation des retraites sur l’inflation, liberté accordée aux mairies de contrôler la hausse des loyers dans les «zones en tension», augmentation de 40% du budget sur la dépendance, augmentation de 2% des impôts pour les personnes gagnant plus de 130 000 euros par an et de 4% pour celles gagnant plus de 300 000 euros par an; augmentation de 1% de l’impôt sur le patrimoine des plus aisés, impôt de 0,2% sur les transactions financières (opération d’achats d’actions espagnoles) pour les entreprises cotées dont la capitalisation boursière est supérieure à 1 milliard d’euros.

 

Notes de José Cordon et Vincent Boulet

1La Gauche Unie (Izquierda Unida, IU) fait partie de la coalition Unidas Podemos. IU inclut le Parti communiste d'Espagne.

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