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Elections européennes: suite…

Les députés européens ont fait leur entrée au parlement le 2 juillet et la construction des groupes montre les nouveaux équilibres (voir schéma ci-dessus).

Tout d’abord, il est bon de signaler que parmi les 751 parlementaires européens (tant que le Royaume-Uni fait partie de l’Union européenne), 60% sont de nouveaux députés européens.

A la date du 2 juillet, le Parlement européen est divisé en 7 groupes politiques: le Parti populaire européen (PPE) de 182 sièges; les sociaux-démocrates (S&D) de 154 sièges, les libéraux de Renew europe (RE, ex-ADLE) de 108 sièges; le groupe Verts/ALE de 74 sièges, le groupe d’extrême droite Identité & démocratie (ID, ex-ENL) de 73 sièges, les souverainistes (ECR) de 62 sièges et la gauche radicale (GUE/NGL) de 41 sièges.

De plus, 57 élus restent «non-inscrits» parmi lesquels les élus du Brexit Party et ceux du M5S.

Même si le PPE et le S&D constituent les principales forces de l’hémicycle, ils ne disposent pas de la majorité à eux deux, ce qui laisse aux 2 groupes suivants (Renew Europe et Verts) un rôle important dans la constitution de nouvelles coalitions.

Alors certes, les eurosceptiques et l’extrême droite restent divisés et cela, malgré l’appel au rassemblement lancé en avril 2019 par la Ligue de Matteo Salvini.
Mais le groupe ENL ( Europe des Nations et des Libertés s’est fondu dans une nouvelle alliance appelée Identité & Démocratie (ID) qui a 73 sièges  contre 36 de l’ENL au mandat précédent.
Au total, les élus souverainistes, eurosceptiques, voire europhobes représentent environ 24% des sièges. Ce constat fait courir le risque du basculement du PPE vers la recherche d'une coalition extrêmement droitière.

La GUE/NGL devient ainsi le dernier groupe de ce parlement européen avec 41 sièges contre 52 à la fin de la législature précédente. Un groupe qui a du mal à trouver un équilibre ainsi qu'un accord définitif pour sa présidence. Ainsi, lors des séances d’installation, une présidence collective a été constituée. Elle est actuellement composée de Martin Schirdewan (Die Linke) qui dispose de la signature du groupe et qui exerce donc la présidence «par intérim», de Marisa Matlas (Bloc de gauche), de Joao Ferreira (Parti communiste portugais) et Nicolaj Villiumsen (Alliance rouge verte). Il est à noter pour terminer que Dimitrios Papadimoulis (Syriza) a été réélu vice-président du parlement.

Les équilibres sont donc très fragiles à la sortie des élections du 26 mai mais une chose est claire avec les différentes nominations de la semaine dernière, l’Europe libérale et austéritaire sort renforcée tout comme l’idée de bâtir une défense européenne. De plus, le Parlement européen ressort affaibli par les nominations du Conseil européen extraordinaire où l’on a vu les États membres reprendre clairement la main.

Cécile Dumas
responsable-adjointe du secteur International du PCF

 

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