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Brésil : la communauté internationale, la France ne peuvent rester muettes

Ce mercredi, la Cour suprême brésilienne a rejeté la demande de l'ex-Président Luiz Inácio Lula da Silva de rester en liberté tant que tous ses recours contre sa peine d'emprisonnement n'étaient pas épuisés.

Ce jugement du tribunal est la suite logique du «putsch» contre Dilma Roussef afin de dégager la route au pouvoir en place contre celui qui est le favori des sondages pour la prochaine élection présidentielle d'octobre. Il est une véritable déclaration de guerre à la présomption d'innocence et donne le goût amer d’une procédure d'exception servant quelques intérêts politiques et économiques, contre le pays, sa souveraineté, le processus démocratique et le peuple brésilien.

Cette décision à double tranchant pourrait être difficile à maîtriser: elle pourrait renforcer une extrême-droite réactionnaire aux aguets et donner l’opportunité au pouvoir du Président Temmer - lui-même empêtré avec d’autres élus de sa majorité dans des affaires de corruption -, pour brandir l’arme d’un état d’urgence renforcé pour étouffer toute contestation d’ici les élections.

Elle intervient au moment où lors du Forum social mondial de Salvador du Bahia le « Comité international de solidarité à Lula et à la démocratie au Brésil » - dont le PCF est signataire - reçoit un soutien massif.

Le silence assourdissant de la communauté internationale concernant cette grave atteinte aux libertés démocratiques n'est pas tolérable, alors que se multiplient par ailleurs les ingérences inadmissibles contre d'autres pays latino-américains tels que le Venezuela.

Face à ce déni de démocratie, le PCF réaffirme son soutien à Luiz Inácio Lula da Silva et exprime sa solidarité au PT du Brésil dans le combat qu’il va poursuivre avec les nombreuses forces progressistes du pays.

Parti communiste français,
le 5 avril 2018

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