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Lancement de l'opération Paix, Liberté et Réconciliation en Côte d'Ivoire

Depuis l'installation d'Alassane Ouattara en 2011 par les chars français à l'issue d'une élection incertaine qu'il aurait été possible de reprendre en recomptant les bulletins de vote, les violations des droits humains sont nombreuses en Côte d'Ivoire. Des centaines de prisonniers d'opinion croupissent dans des lieux de détention légaux et illégaux et subissent des traitements dégradants et des tortures. D'autres, très nombreux également, sont portés disparus. Des dizaines de milliers d'exilés et encore plus de déplacés sont privés de tout, du fait d'une situation des droits humains catastrophique aux antipodes du « storytelling » de nombreux médias, français notamment.

Cette situation a amené le PCF, en association avec des forces démocratiques et progressistes (Front Populaire Ivoirien, Indignés de Côte d'Ivoire, Alliance Ivoirienne pour le Rassemblement et la Démocratie...) à lancer une initiative intitulée « Paix, Liberté et Réconciliation en Côte d’Ivoire ». L’objectif est d'obtenir la libération des prisonniers d'opinion avec une campagne de diffusion d'une carte postale permettant d'écrire à chaque prisonnier.

Lors du lancement de cette initiative le 11 mai dernier, Lydia Samarbakhsh, responsable du secteur international du PCF, a proposé que le plus grand nombre de citoyens ivoiriens, français et d’autres pays s'approprient cet outil important de lutte pour la liberté et les droits, conditions indépassables pour assurer la réconciliation et la Paix.

Comme l'a rappelé également Jean-Jacques Guigon, conseiller confédéral Afrique à la CGT, « le pouvoir ivoirien a les poings fermés contre sa population et les salariés des secteurs formel et informel, mais les bras grands ouverts pour quelques milliardaires, et pour certains hommes politiques copains et coquins de France et d’ailleurs. »

Cette carte postale est un outil précieux pour à la fois apporter un message de soutien aux prisonniers d'opinion, faire pression sur les pouvoirs français et ivoirien et apporter une solidarité concrète : 2 € de participation permettront d'acheter des bouteilles d'eau potable pour les prisonniers.

Cette campagne, soutenue par des artistes tels Serge Kassy ou Gadji Celi, doit briser le mur de silence, d'indifférence, voire de complaisance par rapport à ce qui se passe en Côte d'Ivoire. Elle doit contribuer à briser le cercle vicieux des montées des rancœurs qui ne peuvent qu'amener d'autres drames. En cela, la responsabilité des progressistes est grande.

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