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Impunité des multinationales : le PCF salue une première avancée

Le Conseil des droits de l’Homme de l’ONU s’est prononcé jeudi 26 juin 2014 en faveur d’un projet de résolution ouvrant la voie à la définition de normes contraignantes pour les entreprises multinationales en matière de droits humains.

Au moment où les forces du capital essaient d’imposer aux peuples et aux États leurs volontés à travers le Traité transatlantique et le TISA cette décision est une bonne nouvelle.

Elle reste maintenant à concrétiser lors du groupe de travail intergouvernemental qui devrait être créé d’ici 2015. Une course de vitesse est engagée car les multinationales sont prêtes à tout pour garder leur impunité. L'exemple du bras de fer judiciaire autour de la grave pollution pétrolière par Chevron-Texaco en Équateur le montre.

Le PCF condamne la position des représentants français qui, comme leurs collègues allemands et américains notamment, ont voté contre la résolution du Conseil des droits de l'Homme. Ils s'opposent ainsi à une volonté de réguler et contrôler les impacts des multinationales sur les droits humains et d'assurer l’accès à la justice pour les victimes de leurs activités. Il serait intéressant que ces représentants explicitent les raisons de leur opposition.

Parmi les impacts négatifs sur les droits humains figure aussi le rôle des multinationales dans la déstabilisation des États et le déclenchement des conflits, notamment en Afrique. Cet aspect mériterait à lui seul la mise en place d’une commission d’enquête internationale sous l'égide des Nations unies comme le propose le PCF depuis 2003.

L’ONU peut et doit sans plus attendre nommer des groupes d’experts chargés d’enquêter sur ce phénomène et plus généralement sur tous les impacts des activités des multinationales sur les droits humains comme elle l’avait fait notamment au début des années 2000 pour la RDC et le Libéria avec alors l’appui de la France !

Le droit international et les institutions dans lesquelles il s'incarne doivent être modifiés en vue de tenir compte des agissements des multinationales. Une réforme démocratique et progressiste des textes fondateurs de la Cour pénale internationale (CPI) est urgente si on ne veut pas qu’elle se discrédite davantage auprès d’une très grande partie de l’humanité.

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"Impunity for Multinationals: the french communist party welcomes a first step"

The Council of Human Rights of the UN ruled Thursday, June 26, 2014 in favor of a draft resolution paving the way for the definition of binding standards for multinational companies in terms of human rights.

When the forces of capital are trying to impose on the peoples and states of their wishes through the Treaty transatlantic and TISA, this decision is good news.

It remains now to realize when intergovernmental working group should be created by 2015. A race is engaged because multinationals are desperate to keep their impunity. The example of the judicial arm of iron around the serious oil pollution by Chevron-Texaco in Ecuador shows.

The French communist party (PCF) condemns the position of French officials who, like their German and American colleagues including, voted against the resolution of the Council of Human Rights. They are thus opposed to a desire to regulate and control the impact of multinationals on human rights and ensure access to justice for victims of their activities. It is interesting that these representatives clarify the reasons for their opposition.

Among the negative impacts on human rights is also the role of multinationals in the destabilization of states and the outbreak of conflicts, especially in Africa. This aspect alone deserves the establishment of an international commission of inquiry under the auspices of the United Nations as proposed by the PCF since 2003.

The UN can and must without delay appoint expert groups to investigate this phenomenon and more generally all the impacts of MNE activities on human rights as it did especially in the early 2000s DRC and Liberia with the support of the then France!

International law and institutions in which it embodies must be modified to take into account the actions of multinationals. A democratic and progressive reform of the founding texts of the International Criminal Court (ICC) is urgent if we do not want it more discredits with a large part of humanity.

 

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