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suisse : unoui qui dit non

Le « oui » à l’initiative « contre l’immigration massive » prise par l’UDC (extrême droite) a obtenu une courte majorité (50,34% contre 49,66%).
En tout 17 cantons sur 26 ont approuvé le texte avec des scores élevés en Suisse centrale et alémanique et au Tessin; par contre la Suisse romande (Genève et le canton de Vaud), le Jura (Neufchâtel) et certaines grandes villes comme Bâle et Zurich ont rejeté le texte.
L’initiative du parti d’extrême-droite UDC (26,6 % aux élections fédérales de 2011) réclame la réintroduction de quotas annuels pour les travailleurs frontaliers et les personnes relevant du droit d’asile.
Ces plafonds doivent être fixés en fonction des «intérêts économiques globaux de la Suisse et dans le respect de la préférence nationale». Dans la foulée, les accords internationaux signés par la Suisse, notamment avec l’UE, comme celui sur la «libre circulation des personnes » (Convention de Schengen) devront être renégociés dans un délai de trois ans.
Pour la gauche et les syndicats, « c’est le patronat et le gouvernement qui portent clairement la responsabilité de ce succès de l’UDC. » « Ils n’ont pas tenu leurs promesses, faites au moment du vote populaire sur l’accord de libre circulation avec l’Europe (en 2002), de protéger les travailleurs suisses du dumping salarial par des mesures d’accompagnement» (Ramine Abadie Humanité 10-02).
Alors que la Suisse annonce un taux de chômage de 3,5%, moins d’un travailleur sur deux voit son salaire minimum protégé par une convention collective (50 % des salariés sont en dessous du salaire minimum médian)
par José Cordon
Relations internationales
Europe
jcordon@pcf.fr
 

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