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NOUS AVONS CHOISI DE NE PAS ÊTRE SPECTATEURS

Pourquoi les peuples d’Europe n’auraient-ils le choix qu’entre une Union européenne qui organise la désagrégation du « modèle social européen » et le repli national qui n’est pas forcément un remède contre l’austérité ? Les prochaines échéances électorales au niveau de l’Union européenne en mai prochain risquent de voir s’amplifier deux phénomènes : l’augmentation massive de l’abstention, y compris dans des pays historiquement « euro- philes », et la montée de l’extrême droite populiste qui rêve d’un retour aux frontières nationales en se gardant bien de dévoiler les conséquences économiques et sociales d’un tel retrait. Les peuples auraient-ils un meilleur sort, avec les mêmes gouvernements et les mêmes majorités qu’aujourd’hui en Europe, s’ils sortaient de l’euro ou même de l’Union ? Le débat n’est pas celui-ci, il est celui des politiques menées, tant au plan national qu’euro- péen, par les gouvernements et la commission actuellement en place. L’austérité à tous les étages, le contrôle a priori des budgets, la troïka sont des politiques mortifères qui tendent à décourager les peuples dans leur volonté de changement.

Les propositions du PCF, et plus largement du Front de gauche et au plan européen du Parti de la gauche européenne, font un tout autre pari, celui d’une Union européenne déga- gée de la gangue austéritaire. Pour sa part, le PCF tiendra samedi 16 novembre, en son siège parisien, une Convention nationale sur son projet européen (texte en discussion : http://www.pcf.fr/43018), avec l’objectif de proposer une refondation de l’Union euro- péenne. Pour une Union qui vise non seulement à maintenir mais à développer l’emploi, les services publics, l’harmonisation sociale et fiscale, à réorienter l’économie vers une transition écologique et à changer les statuts de la Banque centrale européenne ; et sur- tout pour une Union réellement démocratique qui associe les peuples et les assemblées en amont des décisions européennes. Ce ne sont là que quelques unes des pistes qui seront développées également dans les prochains mois par toutes les forces progressistes en Europe, qu’elles soient ou non membres du PGE, voire du groupe GUE/NGL, au sein du Parlement européen.

Le faux duel, plutôt le vrai duo, auquel se livrent les socialistes et la droite européenne risque de perdurer si les forces de gauche de transformation sociale ne progressent pas suffisamment. Les mouvements sociaux et les organisations syndicales bougent sur leur vision de l’Union. Ils se mobilisent en Grèce, en Espagne, au Portugal. Notre but est que ces mobilisations se retrouvent aussi dans les urnes. Nous devons être les amplificateurs de ces mouvements de résistance. Qui d’autre qu’Alexis Tsipras pouvait symboliser notre combat commun ? Lui, qui avec Syriza, construit quotidiennement une réponse progres- siste à l’enfer que la Troïka et le gouvernement grec font vivre à leur propre peuple. La Grèce est en première ligne.

Nous sommes avec ceux qui, en Grèce, ont décidé de ne pas subir.

 

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