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Syrie: Faire cesser le massacre des civils dans la province d'idlib (PCF)

L'ancien maire d'Alep-Est, Brita Hagi Hassan, réfugié en France, vient d'engager une grève de la faim pour dénoncer le nouveau drame humanitaire qui se dessine dans la province d'Idlib.

Peuplée de trois millions d'habitants, Idlib est devenue, après l'apocalypse destructrice d'Alep et de la Ghouta, un refuge pour 30 à 50 000 djihadistes qui soumettent les populations à une veritable terreur.

epuis le mois de mai, l'aviation russe pilonne aveuglément les positions militaires des islamistes d'Hayat Tahrir al-Cham ainsi que des groupes rebelles clientélisés par la Turquie mais également les civils, les infrastructures scolaires et hospitalières. Parallèlement, les troupes du tyran Bachar al-Assad poursuivent le combat au sol dans le sud d'Idlib. Ces frappes et cette offensive méprisent les civils que Russes et Syriens prétendent libérer des terroristes. Dans ce drame, la Turquie porte une lourde responsabilité. Après avoir envahi le canton kurde d'Afrin, où elle se livre à un barbare nettoyage ethnique, elle arme les djihadistes pour peser sur l'avenir de la Syrie et anéantir l'expérience démocratique du Rojava.

Les conséquences sont dramatiques. On compte dans la province d'Idlib plusieurs centaines de morts parmi les civils et plus de 200 000 réfugiés. La population qui survit manque de tout et plus particulièrement de nourriture et de médicaments. La montée en puissance des affrontements devrait amplifier cette tragédie.
Si le régime de Damas est parvenu à s'imposer, la Syrie est devenue l'épicentre d'ingérences et de guerres par procuration avec un potentiel d'escalade infiniment dangereux. Américains, Russes, Iraniens, Turcs, pétromonarchies du Golfe et Israéliens dépècent la Syrie et fabriquent de nouveaux monstres dont les conséquences se feront sentir, à l'image de l'Irak, dans les prochaines années.

Après avoir semé le chaos dans la région, les puissances occidentales se désintéressent du sort des populations dont témoignent la faible médiatisation, le silence voire certaines complicités.

En 2011, le peuple syrien est descendu dans la rue pour exiger la dignité, la liberté et la liquidation de la dictature de Bachar al-Assad. En dépit de la répression, l'aspiration démocratique demeure vivace comme l'expérimentent les Kurdes syriens.

Il est temps que la communauté internationale se réveille et agisse avec courage en soutenant les initiatives de paix conduites notamment par l'ONU ainsi que toutes les forces démocratiques afin de bâtir une solution politique.

Le Parti communiste français (PCF) soutient et entend relayer l'appel humanitaire lancé par Brita Hagi Hassan. Il exprime toute sa solidarité avec le peuple syrien. Dans l'immédiat, la France doit agir au sein du Conseil de sécurité de l'ONU pour ouvrir un corridor humanitaire, assurer une aide d'urgence aux populations et faire cesser les massacres de civils.

Parti communiste français,
Paris, le 14 juin 2019

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