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Turquie: Solidarite avec les universitaires pour la paix

Un important rassemblement s'est tenu le 15 juin 2019 place la Sorbonne à l'appel du collectif des "Universitaires pour la paix".

En 2016, 2 000 universitaires signaient une pétition réclamant la fin des opérations de guerre au Kurdistan de Turquie.

Pour avoir demandé la poursuite du processus de paix, ils ont été qualifiés de "traîtres" par le président Recep Tayyep Erdogan et accusés d'appartenir à une organisation terroriste. Cela en dit long sur le piétinement des droits et des libertés dans un pays où toute expression du dissensus politique est désormais interdite.

Un an après débutaient de grands procès contre ces intellectuels courageux.

700 d'entre-eux sont aujourd'hui poursuivis et 191 condamnés à de lourdes peines. La politiste Füsün Üstel est la première universitaire à avoir été écrouée. Elle a eu l'immense dignité de ne pas céder à un sordide marchandage proposé par une justice aux ordres du pouvoir.

Voici quelques semaines, Tuna Altinel, mathématicien à l'université de Lyon I, a été arrêté et sera traduit devant les tribunaux les 16 et 30 juillet prochains. En fin de semaine, l'historienne Noémie Levy-Aksu a été  incarcérée pour 30 mois.

Ces universitaires ont été limogés, leurs passeports ont été annulés et ils sont devenus des parias dans leur pays, mis au ban de la société et désormais privés d'emploi. Des professeurs d'université, des maîtres de conférence, des doctorants ont dû fuir leur pays et connaissent désormais la précarité mais aussi un immense élan de solidarité avec la communauté universitaire française mais aussi européenne.

Le Parti communiste français (PCF) par la voix de Pierre Laurent a tenu à exprimer toute sa solidarité avec ce combat pour la paix et la liberté. Depuis plusieurs années maintenant le PCF est engagé dans la campagne nationale STOP ERDOGAN. Il s'honore d'entretenir des rapports d'étroite solidarité avec le Parti démocratique des peuples (HDP). Il appelle à la libération de tous les universitaires mais aussi des milliers de prisonniers politiques.

Le gouvernement de la France et ceux de l'Union européenne doivent cesser leur capitulation devant cette anti-démocratie qu'est devenue la Turquie.

Le Parti communiste français ne ménagera pas ses efforts pour être aux côtés des démocrates des peuples de Turquie.

Parti communiste français,
Paris, le 15 juin 2019

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