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Lundi 20 mai: rencontre avec des associations à la frontière franco-italienne

Pierre Laurent, de passage à Menton pour l’inauguration du local rénové de la section de Menton et une journée de campagne pour la liste aux européennes conduite par Ian Brossat, a rencontré des associations à la frontière franco-italienne, au pont Saint Louis à Menton. La rencontre a été organisée par Fabienne Revillet, secrétaire de la section Menton du PCF.

Mireille Damiano, avocate et représentante du Syndicat des avocats de France (SAF), Cathie Lipszyc, militante d’Amnesty International et de Tous Citoyens, et une représentante de la Coordination des associations à la frontière franco-italienne pour les migrants (CAFFIM) ont exposé leur mission d’observation, les non-respects des droits des migrants qui ont lieu à cette frontière, l’impact de la nouvelle loi asile-immigration, les non-admissions des migrants par la France, les inquiétudes de ce que deviennent les migrants quand ils sont renvoyés en Italie, le statut administratif de ces «fameux» Algeco de la police aux frontières (PAF), le sort des mineurs, la nouvelle prolongation de la surveillance de la frontière franco-italienne, etc. Les sujets d’inquiétude sont nombreux !

Un "détail" à noter lors de cette rencontre: plusieurs d’entre nous ont dû donner leur papier d’identité pour pouvoir discuter sur le domaine public, devant les locaux de la PAF, et Pierre Laurent a dû sortir sa carte de sénateur pour pouvoir rester sur place.

Cette rencontre montre bien la nécessité de poursuivre la solidarité envers les migrants mais aussi de continuer le débat politique sur ce sujet et de continuer à porter nos propositions détaillées «Pour une France hospitalière et fraternelle, une Europe solidaire». Pour cela, nous avons besoin de députés européens, nous avons besoin de la clarté de Ian Brossat à ce sujet et nous avons besoin, après les élections, de coopération entre les différents partis, différentes organisations progressistes d’Europe.

La présence de Pierre Laurent, sénateur, nous a permis de rencontrer le commandant de la PAF ainsi que son adjoint, et de visiter les locaux et les Algeco obscures. La petite délégation (Pierre Laurent, Jacques Chabalier et Cécile Dumas) a dû remettre des papiers d’identité pour pouvoir entrer et parler quelques minutes avec les deux fonctionnaires de la PAF. Une discussion surprenante qui permet de comprendre d’où vient le terme «flux migratoire», le terme «exécutant» des consignes, gestion administrative avec peu de considération de l’humain, parfois mal-être des fonctionnaires mais aussi le «pistage» grâce aux fichiers numériques européens, l’aberration du traité de Dublin, la privation de liberté dans des Algeco très glauques où le migrants attendent leur retour en Italie, la difficulté, voire, l’impossibilité pour les migrants d’accéder à leur droit, l’impact de la nouvelle loi asile-immigration…
La bande de 10 km autour des points de passage autorisé (PPA) permet l’extension des zones de contrôles de la PAF et donc des non-admissions, un article de loi parfaitement appliqué, lui! Les termes «migrants», «réfugiés» ne sont jamais utilisés par les fonctionnaires de police, seul est utilisé le terme «clandestin», vocabulaire assez révélateur de la situation de répression qui règne à cette frontière et non pas d’accueil ou de droit international.

Cécile DUMAS
Responsable-adjointe du secteur international du PCF,
chargée des enjeux migratoires.

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