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Algérie : Le pouvoir brandit la menace de la répression policière (PCF)

Après la désignation du président du Sénat, Abdelkader Bensalah, à la Présidence de la République par intérim, la rue algérienne continue à être en ébullition car la crainte est grande de voir les tenants de ce système honni s'accrocher au pouvoir. Pour la première fois depuis le 22 février, le pouvoir a fait hier le choix de la répression des manifestations.

Le peuple algérien est parvenu à faire exploser l'immobilisme politique et institutionnel mais aux sentiments de fierté et dignité se mêlent aussi des inquiétudes, car rien ne peut être exclu. Les violences policières et les interpellations contre les étudiants, les lycéens et les syndicalistes qui manifestaient hier et aujourd'hui nous alarment, de même que, sur un autre registre, l'expulsion du chef de bureau de l'AFP en Algérie.

En organisant des rassemblements pacifiques et dignes, les Algérien-ne-s se distinguent de la brutalité du pouvoir. Il n'y a pas d'autres chemins pour construire un nouvel avenir dont les Algérien-ne-s doivent rester en toutes circonstances les maîtres.

Le Parti communiste français (PCF) condamne avec véhémence les violences policières et exprime sa solidarité totale avec le peuple algérien.

Parti communiste français,
Paris, le 10 avril 2019

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