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Mali : Solidarité avec les cheminots en grève de la faim pour sauver la ligne Bamako-Kayes (PCF)

Depuis le 18 décembre 2018, des cheminots maliens sont en grève de la faim.

En chômage technique depuis l'arrêt de la ligne ferroviaire Bamako-Kayes (qui se poursuit jusqu'à Dakar, Sénégal), ils réclament au gouvernement près d'un an de salaires impayés, ainsi que la reprise des activités du chemin de fer. Ils ont entamé cette forme de lutte parce que leur situation est intenable. Les autres moyens d'actions n'ont pas permis d'aboutir à une solution.

A ce jour selon les syndicats du rail, deux grévistes sont décédés, d'autres cheminots sont hospitalisés dans des états graves. Plusieurs familles ont été expulsées de leur logement pour défaut de paiement de loyer, les enfants déscolarisés.

La situation que vivent les cheminots maliens découle d'une privatisation du chemin de fer qui a été une catastrophique du point de vue économique et dramatique au plan social. Depuis l'arrêt de la ligne, de vastes territoires se trouvent isolés du reste du pays.

En Afrique, comme sur tous les continents, le chemin de fer prouve son utilité au quotidien. C'est un formidable outil de développement économique, au service des usagers, bon pour l'environnement.

Plusieurs pays africains développent avec succès ce moyen de transport. L'Ethiopie par exemple vient d'ouvrir la nouvelle ligne Addis Abeba-Djibouti et construit d'autres lignes intérieures, après avoir développé un tramway dans la capitale. Se priver de la ligne structurante Bamako–Kayes est préjudiciable pour le Mali ainsi que pour le Sénégal.

Le Parti communiste français (PCF) exprime sa pleine solidarité avec les cheminots maliens, avec les familles endeuillées, les personnes hospitalisées, et toutes celles et tous ceux qui mènent ce combat courageux pour la relance du chemin de fer malien. En urgence, il faut assurer le paiement des arriérés de salaire. Et d'emblée : relancer le chemin de fer.

La France est un grand opérateur ferroviaire. Elle pourrait être actrice d'une forte mobilisation sur ce dossier et contribuer à une issue positive non pas dans une logique de conquête de contrats, mais dans une démarche de coopération, d'une assistance où chacun serait gagnant. Elle en a les moyens ainsi que le savoir-faire industriel.

Alors que le gouvernement de la France dépense des milliards d'euros pour des expéditions militaires contestées en Afrique, voilà un cas précis sur lequel une action différente pourrait être menée.

La visite à Bamako la semaine prochaine du premier ministre français, Edouard Philippe, se doit d'être l'occasion d'avancer significativement dans ce sens.

Parti communiste français
Paris, le 16 février 2019

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