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Brésil, rien n'est joué. La force du rassemblement contre l'extrême droite doit triompher.

A l'occasion du 1er tour de la présidentielle au Brésil le dimanche 7 octobre 2018, le candidat d'extrême droite, ancien militaire nostalgique de la période de dictature, Jair Borsalano, est arrivé en tête avec 46% des suffrages devant le candidat du PT, Fernando Haddad, qui en totalise 29,3%.

Ce résultat, dans un contexte d'offensive néolibérale soutenue par les États-Unis sur l'ensemble du continent latino américain, révèle une situation politique brésilienne dramatique, marquée par une montée d'un populisme fascisant des plus inquiétants.

Comment s'en étonner, face à la crise politique que traverse le Brésil après l'emprisonnement de l'ex-président Lula pour l'empêcher d'être candidat alors qu'il était le favori des sondages et la destitution de Dilma Rousseff par un coup d'État institutionnel organisé par son successeur le conservateur Michel Temer. Il est empêtré, lui et ses alliés, dans de nombreuses affaires de corruptions. Ces dernières ont remis en cause au cours des derniers mois les politiques engagées par Lula qui avaient sorti des millions de Brésiliens de la pauvreté.

L'extrême droite a su jouer sur les peurs pour frayer un passage aux idées les plus rétrogrades et xénophobes dans cette jeune démocratie.

Dans ce contexte, le résultat de Fernando Haddad, allié avec le PCdoB et d'autre forces de progrès, le propulse au 2nd tour. C'est une victoire pour la gauche brésilienne et les démocrates.

Alors que le voisin colombien vient de mettre en place un président d'extrême droite, et que le président de l'Organisation des États américains (OEA), Luis Almagro, de concert avec Donald Trump chantent la musique d'intervention militaire au Venezuela et au Nicaragua pour renverser les pouvoirs en place, tout appelle comme l'a lancé le candidat Fernando Haddad au rassemblement de toutes les forces de gauche, progressistes et démocrates au 2nd tour contre l'extrême droite et le risque fasciste.

Rien n'est encore joué. Tout dépendra de la mobilisation. La force du rassemblement contre l'extrême droite doit triompher le 28 octobre prochain.

Le PCF est aux côtés de toutes celles et de tous ceux qui, au Brésil, souhaitent regarder vers un avenir de développement, de progrès, de justice sociale, d'amitiés et de coopérations dans la région, tout comme à l'échelle internationale. Il appelle à ce que de partout s'exprime la solidarité afin de permettre la dynamique nécessaire pour le 2nd tour.

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