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73e anniversaire Nagasaki/Hiroshima : La France doit choisir le camp de la paix et ratifier le Traité d'interdiction des armes nucléaires (PCF)

Il y a 73 ans, les 6 et 9 août 1945, les populations d'Hiroshima et de Nagasaki au Japon étaient bombardées à l'arme atomique par les États-Unis d'Amérique provoquant la mort dans d'atroces souffrances de près de 250 000 femmes, hommes et enfants, près de 270 000 blessés survivants (les « hibakushas »), et des pathologies lourdes et cancers pour des dizaines de milliers de leurs descendants.

Ce crime de guerre massif demeure pour longtemps une des plus profondes atteintes à l'humanité tout entière.

73 ans plus tard, non seulement nous n'oublions pas, non seulement nous dénonçons comme froids, gratuits et inhumains ces bombardements alors que les autorités japonaises avaient déjà décidé leur reddition, mais nous joignons notre voix à celles et ceux qui exigent l'élimination complète des armes nucléaires et de toutes les armes dites de destruction massive.

Le 7 juillet 2017, 122 pays franchissaient un pas historique en adoptant, sous l'égide l'ONU, le Traité d'interdiction des armes nucléaires (TIAN).

La France, 6e puissance mondiale, membre permanent du Conseil de sécurité de l'ONU, n'a pas seulement refusé de s'inscrire dans ce mouvement mais l'a même brocardé par la voix du président de la République et du ministre des Affaires étrangères.

Ce n'est pourtant pas la véritable voix de la France que les représentants de l’État ont exprimée puisque 67% de Français-es sont favorables à ce que la France « s'engage et ratifie le Traité d'interdiction des armes nucléaires » comme l'a mis en évidence un sondage initié par le Mouvement de la paix, et publié dans La Croix, le 5 juillet dernier.

Les puissances nucléaires, parmi lesquelles la France, pèsent de toute leur influence pour stopper ce processus puisqu'à ce jour seuls 59 des 122 États votant pour le traité l'ont signé et seulement 11 d'entre eux l'ont ratifié. Pour leurs parts, les États-Unis présidés par Donald Trump relancent la course aux armements nucléaires via la construction annoncée en février dernier de nouvelles armes nucléaires tactiques destinées à être utilisées pour des objectifs limités. Ces bombes dites « mini-bombes » ont une puissance égale ou supérieure aux bombes lancées sur Hiroshima et Nagasaki.

L'arme nucléaire ne constitue pas un moyen d' « empêcher les guerres » ou de « se défendre d'agressions militaires extérieures » ; l'arme nucléaire est au contraire facteur de tensions comme l'illustrent les décisions de Donald Trump dans les relations états-uniennes avec la Corée du Nord ou sur le nucléaire civil iranien.

Ensemble, les peuples du monde peuvent mettre un terme à ces ambitions destructrices. Le prix Nobel de la paix 2017 attribué à l'ONG ICAN (International Campaign to Abolish Nuclear Weapons) est un encouragement à se mobiliser plus largement. La lutte pour l'interdiction des armes nucléaires peut être victorieuse.

Le Parti communiste français appelle les femmes et hommes de notre pays à se faire entendre en signant la pétition lancée par le Mouvement de la paix : https://www.mvtpaix.org/wordpress/petition-pour-un-traite-dinterdiction-des-armes-nucleaires/ et en participant largement le samedi 22 septembre prochain aux marches pour la paix qui se dérouleront partout en France à l'occasion de la Journée mondiale pour la Paix et à l'appel de 15 organisations dont le PCF.

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