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Birmanie / répression des Rohingya : Qu'attend la France pour suspendre ses coopérations bilatérales?

Depuis plusieurs mois, l'armée birmane et les forces armées du Myanmar, toujours aux commandes de l'Etat, exercent une répression d'une violence inouïe à l'encontre de la minorité musulmane des Rohingya. Des dizaines de milliers de femmes, enfants et d'hommes, plus de 90 000 personnes ces dernières semaines, fuient leur pays, au péril de leur vie. Le Bangladesh voisin où se trouvent des centaines de milliers de réfugiés a fermé ses frontières alors que les organisations humanitaires internationales constatent une « crise humanitaire sans précédent ».

Représentant 4% seulement de la population, les Rohingya sont déchus de leur nationalité birmane depuis 1982 et sont les cibles d'une persécution qui laisse indifférente la présidente, Aung San Suu Kyi, pourtant récipiendaire du prix Nobel de la paix en 1991.

L’ONU reconnaît les Rohingya comme l'une des minorités les plus persécutées du monde mais Aung San Suu Kyi et son gouvernement ont refusé la venue d'une délégation de l'ONU, diligentant seulement une enquête interne birmane par une commission sous la direction de Kofi Annan, ancien secrétaire général de l'ONU.

Le gouvernement birman fait montre d'un déni total et qualifie les Rohingya de « terroristes musulmans »... entretenant un amalgame qui fait l'affaire d'organisations telles que Daesh qui utilise maintenant la répression contre les Rohingya dans sa propagande.

Le Parti communiste français dénonce une nouvelle fois les violences et de droits humains et politiques fondamentaux dont les Rohingya sont les cibles. L'incapacité du gouvernement à assurer la paix civile et l’entente nationale entre les diverses composantes de la population, son choix d'une solution militaire exigent une prise de position nette de pays, comme la France, qui entretiennent des relations avec la Birmanie.

Qu'attendent les autorités françaises, qui se déclarent si attachées aux droits humains, pour suspendre toute coopération avec le gouvernement birman, et contraindre son homologue birman à cesser la répression des Rohingya, à porter assistance aux populations civiles en détresse et à impulser une politique de concorde et union nationale.

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